dimanche 24 septembre 2017

Morte étoile

Tableau d'Elena Markova

Ce jour-là,
Les vagues rejetèrent la palette.
Seule la dune bougea,
Offusquée.
Les barbares rirent
Et crachèrent
Les dernières étoiles
Comme des dents ensanglantées.
Les rivières des souvenirs
Charriaient leurs mort-nés
Enveloppés de haine et de couteaux.
Les leçons des méandres reprirent
Sous les mottes des glaises
Et les mots d’amours suspendues
Aux hanches de nuits
Aux origines des pas
Reprirent les couleurs des regrets,
Squelettes sifflant d’azurs las
Et d’ouragans fanés.
Lunes écossées,
Jours déshabillés de solaire solitude,
L’incarcération de l’incinérée toile,
Morte étoile !


©Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"

mercredi 20 septembre 2017

Stigmates

Odilon Redon



Quelle couleur a le silence ?
Celle de tes yeux,
De mes stigmates,
Sur les rives de ton absence.
Mes bras se tendent en fleuves
Vers l’infini d’aveugles échos
Pour embrasser le feu !



© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"

samedi 16 septembre 2017

Ma caravane

Bois de Cécile Fouquet



Aux quatre points cardinaux de ma souffrance,
De mes rêves fous, de mes soupirs et espérances,
Ma caravane sillonne le désert.
Les pas ivres des dromadaires
Dansent sous les lames chaudes du soleil.
Je parle l’enfer des mains noyées,
Dans le sable carnivore,
La tristesse diluée
Dans le corps fumant d’un ciel que j’explore,
D’un ciel que j’implore !


© Mokhtar El Amraoui in " Arpèges sur les ailes de mes ans"

jeudi 14 septembre 2017

MA PREMIERE ECOLE




à l'école Emile Saliceti de Mateur*, actuelle Pasteur

A toutes ces étoiles
Que j’ai vues naître
Dans les cris des ardoises
Et le ciel des fenêtres,
Aux premiers oiseaux vêtus d’alphabet
Qui gazouillaient, libres, de tant d'échos liés,
Dans la cage émerveillée des ailes
De mes vertèbres égayées de nouvel écolier,
A tous ces rêves de craie
Qui encensent encore mes chemins
De leurs parfums qui ont appris à mes mains
A épeler les continents, les fleurs, le thym et le romarin,
A appeler les paysans, les marins et tant d’étranges jardins
Qui s’étiraient dans mes rêves et se réveillaient en dessins
S’offrant, au petit matin, tout malins, à mes yeux de poussin
Qui conjuguait ses lourds lacets étourdis, ses souliers et son destin
Au passé, au présent et, rêveur, à tous les lendemains
Des jeux, avant les yeux sévères des premiers examens,
A tous ces premiers chants,
A toutes ces premières danses,
A tous ces premiers chiffres,
A toutes ces premières lettres
Qui tapisseront de leurs corolles,
A tout jamais, mon être,
A ma première école,
A vous tous,
Mon cher directeur,
Mes chères institutrices, mes chers instituteurs,
Je promets que je vous porterai, chaque jour,
Dans le cartable ailé de mon cœur
Et le tablier doré de toutes les heures
Qu’il me restera à lire
Dans le mystérieux livre
Des heurs et douleurs
Que j'aurai encore à vivre,
Qu'il me faudra encore écrire
Comme tous ces cahiers mouillés
De mes rires et pleurs A vous tous,
J'offre mille et un encriers
Chahutant en rangs serrés,
Explosant en taches d'inoubliables fleurs!


© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"


*Ecole Emile Saliceti (Le directeur sur la photo), rebaptisée Pasteur, de Mateur, en 1961. Je suis au troisième rang, en partant du bas; le deuxième, sur l'aile gauche.

mercredi 13 septembre 2017

MON AMOUR

Tableau de Berit Kruger Johnsen

La vérité, pour se dire,
Embrasse tes lèvres.
Le soleil, pour briller,
Doit, chaque jour, se lever,
Des rayons de ton ombre.
Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre,
Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière
Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres.
Quand leurs ailes se déploient,
Les oiseaux imitent ta voix,
Pour chanter mon amour pour toi,
Ses peines et ses joies.
Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens,
Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent.
Jalouses de toi, toutes les mers, en colère, divaguent
Et des fléaux de leurs vagues,
Fouettent rageusement les cieux
Qui ont caché, dans l’écrin de tes yeux,
Les diamants les plus précieux.
Et moi, mon amour,
Depuis toujours,
De tous les joyaux de la terre,
C’est ton cœur que je préfère !


© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

lundi 11 septembre 2017

Frémissements



J’ai frémi aux premiers vents d’automne.
La lourde rumeur tonne,
Sous le poids crépitant des grands bûchers.
Tes longs cils de rebelle
Eventent mon regard aphone.
Les amphores des vieilles sorcières
Jonchent les rivières
Sur lesquelles a miroité ta peau nubile.
Quel philtre devrais-je boire,
Pour étancher ta terrible soif, ce soir
Et bannir mon exil ?

© Mokhtar El Amraoui in " Arpèges sur les ailes de mes ans"

Tableau d'Yves Tanguy

samedi 9 septembre 2017

J'ai vu la larme

Kirstine Reiner


J'ai vu la larme sur l'eau
Se poser tel un pigeon
Attendu en regards et semences
De nuits offertes
A ce pied lunaire d’argile.



J’ai vu la larme sur l’eau,
Lame aiguisée d’insomnies.


Les voiles des rides
S’élèvent à l’aube des dunes
Pour dire le cratère des cris.
A ce pôle d’ivresse,
Un soleil riant de mains,
Un azur chaussé de rêves
Et d’oliviers chantant ta brillante éclosion.


Quel écho donc
Recueillera l’or de ce fétu donné ?


Une gerbe encore assoiffée pourtant
Recollera notre envol vers ce lac des naissances !

©Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs "

vendredi 1 septembre 2017

Bêle et tais-toi!

    Installation de Jean-Luc Cornec

    Aujourd’hui, en toute liberté, je bêle.
    Toute la famille est fière de mes décibels.
    On me chouchoute, on me caresse, on me choie
    Surtout les enfants, ils me sont bien fidèles.
    Dans les quartiers, je suis leur fierté et joie,
    Leur superbe mouton de premier choix,
    Avant que toute la famille, demain
    Avec ses couteaux bien aiguisés,
    En se frottant les mains, ne me déchoie,
    Avant d’être découpé en steaks, cœur, abats,
    Tripes, côtelettes et tranches de foie.
    En aucun cas, même haché, je ne serai leur rabat-joie,
    Puisqu’ils disent que c’est affaire de foi !
    En tout cas, ils m’ont bien gavé d’herbe et de paille
    Alors bon sang, que je bêle !
    A quoi bon faire le rebelle ?
    Si je me retrouve grillades de barbecue et plats de ripaille,
    Je peux même dire que je l’ai échappé belle
    Car, en me dégustant ainsi, mes chers amis m’honorent,
    En rappelant surtout, entre pets et rots, mon prix d’or,
    En gueulant, tout fiers, tout haut et fort :
    « On lui a bien tâté le cou et le derrière
    On a comparé son coût et sa chair
    A ceux de son cousin de l’année dernière ;
    Il est bien plus cher, bien mieux en chair ! »
    N’est-ce pas trophée que de me retrouver festin ?
    Pourrais-je donc avoir meilleur destin ?
    D’ailleurs, même pour les impies,
    Je serai délicieuse kémia d’apéro !
    Grâce à moi et mes gigots,
    Qu’on soit gaucho ou frérot,
    Riche ou prolo endetté jusqu’aux os,
    C’est la fiesta dont je suis le héros!
    Alors, bon sang, bêle et tais-toi !
    Ne pense plus ni aux plateaux,
    Ni aux frigos, ni aux caniveaux!

    © Mokhtar El Amraoui in " Nouveaux poèmes"

dimanche 27 août 2017

Ton souffle, tes pas!

Aly Ben Salem



Ton souffle, tes pas
Et toutes ces étoiles d’ombres
Que sème ton corps éclairé
Au silence du vent
Qui écoute la flûte des mers
Le bercer de tes fleurs
Semées dans les paumes chaudes de tes rêves !
Ton souffle, tes pas !
Un papillon enivré par son butin de lèvres
Et un soleil qui joue aux damiers des ombres !
Ton souffle, tes pas
Et une belle rosée de souvenirs
Parfumée à l’envol de nos jours à venir !

Ton souffle, tes pas

©Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»

samedi 26 août 2017

ORIFLAMMES

Vladimir Kush



Comme des feuillets d’almanach,
Tes sourires vacillent dans le vent d’automne.
Glorieux, le train meuglant
Décapite la marguerite.
Je ne peux, de mes plaintes,
Déposer sur ton autel
Les ouragans des grands naufrages.
Cette olive diamant
Ton essence, ta flamme, ton âme,
Bruit en adieux pressés
Sous le soleil mégot de crépuscule.
Les mouchoirs des mères,
Au verdict des sirènes,
Deviennent oriflammes
Et les guêtres dures rapetissent, se ramollissant
Pour s’en aller crever en moues gamines,
Dans les boues chaudes des derniers cris,
Dans le duvet rapace de l’oubli.



© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

vendredi 18 août 2017

BARCELONE !



C’est ton nom aujourd’hui que j’entonne
En chant d’amour et de liberté,
Contre les lâches barbares, Barcelone !


Ils veulent décréter vainement ton automne
Mais tu ne tomberas jamais dans leurs abîmes !
Tes poings fleuris de vie sur toutes les cimes,
Depuis toujours, en envergures d’aigles trônent !


Ta noble terre catalane de colère frissonne !
De toutes ses racines d’éclairs, gronde tonne !
A son appel, c’est ton noble sang qui la sillonne !
Tu te libères, rebelle, des chaînes des bourreaux,
Quand le glas de la grande heure sonne !
Sans peur, tu as toujours hissé bien haut,
Contre les roues des ténèbres, son drapeau !


Les bas barbares, auguste Barcelone,
Ne pourront jamais ensevelir ton soleil radieux
Qui chantera sans fin dans les cieux de tes yeux,
Grande Barcelone, digne fière fille de catalogne !

© Mokhtar El Amraoui, le 18 août 2017

vendredi 11 août 2017

LES CRIS D'UNE REBELLE

Illustrations du Net



A bas l'esclavage de la femme et toutes/ tous ses partisan(e)s!

LES CRIS D'UNE REBELLE

Hé toi, infâme, qui te crois roi de la femme, ta proie !
Je te dis qu’aujourd’hui je me libère de ta terreur !
Je sors de ta geôle d’horreurs,
Pour revendiquer mes droits !
Je n’ai plus peur de tes horreurs d’empoisonneur
Ni de tes diktats d’emprisonneur !
Je sors arracher ma part légitime de bonheur !
J’ai décidé de mettre fin à tous mes malheurs !
A partir d’aujourd’hui, je ne veux plus ressentir de frayeur !
J’accoucherai, libre, de toutes mes futures heures
Tout en splendeurs, malgré toi, tyrannique protecteur,
Bien loin de la lourdeur de mes silences en pleurs,
De mes souffrances et interminables douleurs !
Aujourd’hui, c’est la grande heure !
J’ai rendez-vous avec mes ailes !
J’ai décidé de sortir du tunnel !
Je vais manifester, en tout zèle,
Pour te dire que je ne serai jamais ta petite bonniche toute belle
Ni ton caniche, ni ta potiche poubelle !
Pour mon statut de femme libre, je serai à jamais rebelle !
Aujourd’hui, je te confie, petit roi, toutes mes heures
Impayées de nettoyage, de cuisine et de vaisselle !
Tu vas le voir, toi le fort, ce n’est que du sport, rien que du pur bonheur !
Aujourd’hui, je ne veux plus être ton balai, chère idole,
Ni ta serpillière, ni ta gardienne de casseroles !
J’ai décidé d’ôter, à jamais, de ma vie, cette sinistre camisole !
Aujourd’hui, je descends dans la rue, pour casser tous ces vieux rôles,
Pour crier mon droit à l’égalité, au respect et à la parole !
Tu peux te rire de moi, me trouver bien drôle,
Me traiter de folle ou de frivole
Mais c’est décidé ! Pour mes droits, aujourd’hui,
De cette horrible cage, je m’envole !
Si jamais tu changes d’avis
Et acceptes de vivre avec moi, sans ton mépris,
Viens, alors, à mes côtés et hissons ensemble cette banderole
Sur laquelle il est écrit "Liberté, parité et dignité !"


© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»
Illusrations du Net

jeudi 3 août 2017

MON AMOUR

Le tableau est de Berit Kruger-Johsen



La vérité, pour se dire,
Embrasse tes lèvres.
Le soleil, pour briller,
Doit, chaque jour, se lever,
Des rayons de ton ombre.
Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre,
Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière
Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres.
Quand leurs ailes se déploient,
Les oiseaux imitent ta voix,
Pour chanter mon amour pour toi,
Ses peines et ses joies.
Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens,
Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent.
Jalouses de toi, toutes les mers, en colère, divaguent
Et des fléaux de leurs vagues,
Fouettent rageusement les cieux
Qui ont caché, dans l’écrin de tes yeux,
Les diamants les plus précieux.
Et moi, mon amour,
Depuis toujours,
De tous les joyaux de la terre,
C’est ton cœur que je préfère !


© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »
 

mercredi 26 juillet 2017

La sphinxogenèse bleue

Illustration tirée du Net



Le groom céleste, qui la conduisit
Jusqu'au fil tranchant du funambule,
La tenait, encore graine, dans la paume de sa main.
Lui seul avait chronométré ce jour des hautes conjonctions,
Quand les autres étaient tapis,
Derrière leurs verrous, tout grelottants!
Il criait, en voyant la canne du danseur aveugle
Déchirer l'abîme de l'éclipse:
"Solalune! Solalune! Solalune!"
Quartiers ouverts aux orbes des germinations!
Et la canne d'enfanter ses courbes,
Dans la posture de tant d'éveils.
Princesse bleue, dansez-moi votre inchoative venue!
Ô quenouilles des rencontres!
Tramez de désir,
Chantez à loisir
Cette sphinxogenèse si féline!
C'est d'elle la grande fêlure,
Passage bleu-gris
De constellations habitant leurs maisons,
Aux lancers de nos tarots.
Vole cri, vole,
Jusqu'aux cimes,
Pour la dire,
Cette semence
Ivre de rosée
Qui se souvient de son âme phréatique!
Elle glissera sur les arbres,
Comme un duvet d'épi solaire.
"Elle naît, elle naît!" dirent les bardes.
Clameurs d'élans libres.
Ils l'annoncèrent,
S'offrant dans le parfum
Qui, à jamais, la dessine
Avec cette canne accordéon ouverte en horizons.
Sa danse ailée
Lui rappelait le galop des glaçons
Dans son verre ivre
Du martèlement des gouttes de pluie
Sur le clavier des arbres souriant
En tourbillons feuillus.
Ils l'accueillaient, ELLE,
Se continuant en élytres
De feux d'être,
En élytres de larmes
Eclairant l'eucalyptus de la gare,
Jusqu'au point où la valise du départ
Se posa en bris qui séparent,
En sanglots de mouchoirs
Là où, torride, le vent la reçoit encore,
Sous les toits abandonnés, depuis bien des saxifrages.
Ah! sabliers de mes douleurs,
Tailles de mes silex érigés
En sarments calligraphes!
Récitez-lui vos serments
Pour qu'elle surgisse et revienne de ses mots morts,
Fille bleue grisée d'éclipses!


© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs »
 

lundi 17 juillet 2017

Mer-mère







William Turner


Ecumes, lait de mer!
Mer-Mère!
Qu'elle allaite nos rêves et nos voyages!
Qu'elle nous prenne,
Poissons ailés de nos souvenirs,
De nos belles errances,
De nos transes confondues,
Dans les tourbillons de nos danses,
Sur la fièvre des vagues qui nous enfantent,
Dans nos migrations.
Qu'elle nous apprenne à nous raconter,
A nous rencontrer,
A nous prendre,
A nous surprendre,
A nous suspendre
Dans les profondeurs de nos rêves
Qui nous disent toutes ces houles
Qui nous bercent
Et toutes ces îles qui nous dansent
Jusqu'aux rivages des étoiles lactées
Qui s'allument d'un feu premier nourricier.
Qu'il enflamme nos âmes
En lames d'espérances!


© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"
 

mercredi 12 juillet 2017

LIBRATIONS

Illustration tirée du Net



Jusqu’où peut aller la danse,
Dans le tumulte d’un tapis nocturne ?
Qu’accompagne, au juste,
Cette lumineuse euphorie ?
Les mains, semblables à des fruits aveugles,
A des fruits de questions,
Froissent la page d’éther
Qu’entretient le quiet phénix.
Et la robe, de ses flammes, enveloppe
La danse qui se lave à l’ivresse de l’éphémère.
Tant que semblent durer
Cette nuit, cette barque,
Ce port, ce pont, ce phare,
Je chanterai cette lune aux arabesques foetales.
© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

lundi 10 juillet 2017

PALESTINIENNE! A bas le sionisme et ses complices!



Je suis Palestinienne !
Bergère des foudres !
Chaque seconde, j’enfante 
Tous les millénaires de ma terre
Que je reprendrai,
Dans l’insaisissable lumière
De mon ventre céleste,
Intarissable source des poings
Qui broieront les ténèbres
De vos lâches feux d’assassins !
© Mokhtar El Amraoui in " Nouveaux poèmes"

mercredi 5 juillet 2017

Derrière le souffle

Tableau de Bang Hai Ja

Interminable chute de feuilles 
Ivres de lune,
Aboyant tournoiement,
Comme la douleur, 
Sous le soc des heures.
La figue ensanglantée crie,
Dans le miroir,
La trajectoire des veines !
L’ombre se glisse,
Derrière le souffle.
L’oiseau n’a pas encore su se faire lumière !
Il se cache dans le mouchoir mort d’un passager !

© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"


samedi 1 juillet 2017

ENCORE ET TOUJOURS L'AMOUR!



Contre vos cyniques armes
De barbares sourds à la vie
Sourds à l’amour,
Encore et toujours
Notre seule arme, l’amour !
Pour épique réponse
Contre vous,
Semeurs de mort,
Nos mains s’aimeront encore !
Et demain,
En un sublime élan,
De nouveaux semeurs
Offriront, à leur tour,
Aux infinis champs
Riant de chauds labours,
Les graines des plus belles amours !
Nos larmes ne seront plus jamais pleurs
Mais scintillantes fleurs
Embellissant nos demeures,
Parfumant nos deuils
Qui se feront seuils
De rencontres et nids promis
Pour les promeneurs endormis
Réveillés en chœurs
Par nos terres
Et douces mers de caresses,
Loin de toute amère détresse !
Contre vous,
Barbares sans cœurs,
Se dresseront sans peur
Nos coeurs explosant
De liberté, de fraternité,
Pour oublier, à jamais,
Tous nos malheurs,
Toutes nos douleurs,
Dans un éternel chant
D’amour et de paix!

© Mokhtar El Amraoui in "Nouveaux poèmes"

vendredi 23 juin 2017

LES CRIS DE LA TERRE





Illustration tirée  du Net

















Empoisonnée, ensanglantée, minée,
Emprisonnée, calcinée, meurtrie,
Tu implores, Terre, en criant
De toutes tes racines-veines,
De tous tes fleuves et rivières,
L’Homme-l’ingrat,
D’arrêter tous ses crimes,
De te laisser continuer
Les chants de tes épopées
Portés par tes échos,
Entre monts et vallées,
Entre labours et cimes,
Entre grottes et forêts !
Empoisonnée, ensanglantée, minée,
Pourtant, tu lui offres encore
Ton eau qu’il assassine,
Tes arbres qu’il élimine !
Pourtant, tu coules encore
Roucoules, ton corps asphyxié,
En tes chemins de fleurs,
En tes rires de mer, en tes aires,
En tes champs, en tes déserts, rêveuses dunes !
Pourtant, ses impitoyables gaz brûlent encore tes pleurs !
L’ingrat rend de ses dards d’acier et de haine
Ton voyage d’amour impossible !
Terre ravagée, tu es son lâche trophée, sa cible !
Il ne sait que te violer, t’estropier, te polluer,
Bourreau aux bras pestilentiels,
Aux flammes de fiel !
Pourtant, tu lui offres encore
Ton sang, tes fruits, ton miel,
Tout l’argent, tout l’or de ton généreux ciel !

© Mokhtar El Amraoui in "Nouveaux poèmes"

mardi 20 juin 2017

Lisant quatre de mes poèmes

Me voici lisant mes poèmes " Derrière le souffle", " Révolte", Mèche" et "Combinaison", dans le cadre de la soirée poétique organisée par "Le Club Pont des Civilisations pour la Traduction" présidé par la Poète Fatma Mekni , en collaboration avec La Maison de la Culture Ibn Zaydoun de Tunis.

mercredi 14 juin 2017

NELSON MADIBA MANDELA

                               ( Président de l'Afrique du sud du 10 mai 1994 au 14 juin 1999 )


Quand le chant retrouva son oiseau,
L’espoir, récitant ses couleurs,
S’éleva, juste,
Sur son sommet de lumière !
Nelson Madiba Mandela,
Tu offris les bras de tes nuits,
Tes longs jours de silence
Criant de vie
Contre les murs de la haine,
Contre l’enfer du mensonge et de l’oubli !
Tes mots reprirent le cours de leurs cieux
Pour s’envoler en pas sûrs,
En chemins pour tous les yeux
Assoiffés de bonheur possible.
Tu vainquis l’arme des séparations.
Elle fondit, au feu de l’amour,
Sous les chaudes larmes
Des retrouvailles, en mains éclairées
Des rires multicolores de chansons
Pour tous les enfants,
Dans les jardins fleuris de nouveaux horizons !

© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"

mercredi 7 juin 2017

La barque de tes rêves

Embarquée vers ton rêve, 
Tu prépares les couleurs
De tes étoiles et tes nuits 
T’ouvrent des chemins
D’envol comme ces flamants
Qui t’attendent,
Rose,
Roses en aubes
Pour éclairer leur voie
De tes subtils doigts
D’alchimiste des départs
Et des retours des eaux réveillées
Par tes mains où viennent s’allumer
Toutes les sérénades de mes étoiles.
Elles écrivent ton nom qui danse
Dans les flammes sans voix de mes cris.


© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"

Illustration du Net


dimanche 4 juin 2017

Les obscurs

Pierre Soulages


Ils ont cousu des linceuls aux mots 
Et tendu leurs pièges aux chants des oiseaux
Passeurs de lumière.
Ils ont coupé les ailes des étoiles,
Pour en faire des fouets
Contre les cris vrais.
Ils ont taillé les ronces les plus folles
Pour ensanglanter, avec, l’aube des voyageurs
Et crucifier leurs danses d’amoureux.

© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressac

mercredi 31 mai 2017

Chants de regards

René Magritte


Nous nous engendrons de nos silences, 
De nos regards qui chantent 
De ciel et de profondes nuits. 
Le poème recouvre nos linceuls 
Troués de questions en roses 
Et toutes nos horloges oubliées 
Qui lapaient des crépuscules sifflotés, 
A l’heure où la pierre rencontre 
La sanglante lumière 
Qui fait ailes de toutes mains.

© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"

mardi 23 mai 2017

ESPASMES



Le vent, au loin, fleurit
Dans le pollen des rumeurs.
Les darboukas habillent nos vertiges
De pagnes et de papillons.
La muse, dans les bras d’Eole,
Edifie un pont de guitares,
Entre nos systoles et diastoles.
Un paon floral,
Possédé par la coquetterie du lierre,
S’élance dans les vapeurs montantes
D’une musique
Où se multiplient les étoiles,
Dans le sel luisant,
D’une eau complice.

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

La photo est d'Arthur Szygulski

samedi 13 mai 2017

Complicité !


Palestine oubliée !
Palestine meurtrie !
Palestine trahie !
Les balourds sourds à tes cris
T’ont, vils, volé tes rêves,
Les veines des sillons
De tes jours et tes nuits !
Ils t’ont vendue
Aux chaînes de Sion,
Au plus bas prix !
Ils prétendent te protéger,
Morte, figée,
Dans les linceuls de leurs paradis mensongers
D’affreux bègues bigots meurtriers !
Ils disent qu’ils n’ont pas le temps
De venir à ton secours,
Et prétendent transmettre,
En chiens qui s’excusent, en traîtres,
A tes assassins, leurs maîtres, tes recours !
Ils écrivent que pour toi ils prient !
Alors ils crient « Plie, tais-toi et survis,
Dans ton exil, cela te suffit ! »
De ton nom sacré, Palestine,
Ils font fonds de commerce !
Dans les nuits de leurs bals cannibales,
C’est tes Bouraqs étoilés d’amour, de paix
Et leurs élans affamés,
Assoiffés, désarmés
Qu’ils transpercent de balles
Et dards complices des sionistes surarmés !
Ils leur montrent, la nuit, en prostitués,
La chair nue de tes oliviers
Qu’ils leur recommandent de tuer !
Ils leur indiquent les cartes des étincelles
Du retour de tes orangers incendiés sans ailes !
Ils leur vendent tes enfants bannis,
Tes rêves et épopées traqués parqués,
Dans les nuits ensanglantées des taudis
Emprisonnés sous les murs qu'ils ont bénis!
Qu’ils soient à jamais maudits !
Palestine oubliée !
Palestine meurtrie !
Palestine trahie !
© Mokhtar El Amraoui in "Nouveaux poèmes"

mercredi 10 mai 2017

Nelson Madiba Mandela!


Quand le chant retrouva son oiseau,
L’espoir, récitant ses couleurs,
S’éleva, juste,
Sur son sommet de lumière !
Nelson Madiba Mandela,
Tu offris les bras de tes nuits,
Tes longs jours de silence
Criant de vie
Contre les murs de la haine,
Contre l’enfer du mensonge et de l’oubli !
Tes mots reprirent le cours de leurs cieux
Pour s’envoler en pas sûrs,
En chemins pour tous les yeux
Assoiffés de bonheur possible.
Tu vainquis l’arme des séparations.
Elle fondit, au feu de l’amour,
Sous les chaudes larmes
Des retrouvailles, en mains éclairées
Des rires multicolores de chansons
Pour tous les enfants,
Dans les jardins fleuris de nouveaux horizons !


© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"

vendredi 5 mai 2017

ICI

Anne Marie Ziberman
 
 
Ici, 
Toujours ailleurs ! 
Dans le nid de tes voix, 
Comme tes lèvres en poisson, 
Sur la lame de l’horizon 
Et le soupir d’un arbre 
Aux ombres fruits. 
Ils sourient à l’hirondelle 
Qui danse dans tes clins d’œil !
© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»
 

lundi 1 mai 2017

Renaître



Que chantent tous les cieux
Leurs feux de danses,
Transes de nos renaîtres 
Aux bains de voluptueuses fragrances !
Laissons germer,
En douces lèvres,
Nouvelles mélodies,
Nos mots assoiffés de vie,
Nos ascensions en caresses
Vêtues d’étoiles,
Pour chasser, de leur rire floral,
L’obscure détresse,
Pour ouvrir les nouvelles pages
De nos jardins criant,
Au creux de nos cœurs,
Les grains rêvant
De sillons d’amour
Invitant, dans leurs profondeurs,
L’éclosion des lumières
D’un possible bonheur !

© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»

mercredi 12 avril 2017

SENTEUR DE COURBE


Giuseppe Arcimboldo


Juste un doigt sur la buée
Pour faire courir un arbre.
Une courbe est toujours
Une senteur à venir
Un saut élastique d’azur
Dépliant son accordéon de fleurs
Et le frémissement d’un appel
Qui te prend dans son sein mielleux !

© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs »

jeudi 6 avril 2017

PALESTINIENNE!

 
Je suis Palestinienne !
Bergère des foudres !
Chaque seconde, j’enfante 
Tous les millénaires de ma terre
Que je reprendrai,
Dans l’insaisissable lumière 
De mon ventre céleste,
Intarissable source des poings
Qui broieront les ténèbres 
De vos lâches feux d’assassins !
 
© Mokhtar El Amraoui in " Nouveaux poèmes"

mercredi 22 mars 2017

Drossé

 
Le monde Max Ernst
 
 
Se jeter drossé
A nervures pieuvres.
Le récitant à la gnole étincelle.
Nuages en azur,
Dauphins des nuées.
Certains cils restent toujours gondoles.
Seulement,
Des jours,
Avoir besoin de corrections d’hirondelles.
La bouche restera toujours la blessure du nouveau-né,
Le mot, même doux, n’est que cerf-volant
Que l’on voit au fil d’un miroir,
Invitant eau et ciel à tournoyer.
Au glaneur d’étoiles,
Les océans sont étroits !
 
© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"
 

vendredi 17 mars 2017

Mon coeur-fanal

Tableau de Waddah Al Sayed

Si tu tiens une luciole
Dans le creux de la paume,
Ne te moque pas des yeux éteints
Qui se lovent dans le souffle de la nuit.

La rose que je devine
Dans les pétales de tes ongles
A encore son essence
Apogée parfumé d’un pleur à deux.
Les ruelles rusent
Et étourdissent l’oeil du rêveur aux aguets.
Tout se tait, à l’arrivée de la première étoile
Sur les rides de l’eau.
Les barques, à leurs vertèbres,
Suspendent, bien haut,
Des bouquets de frêle lumière
Qui encensent la léthargie des voiles.
Mon coeur-fanal rame,
Vers des isthmes inconnus
Que des pêcheurs édentés,
La mort dans l’âme, à peine revenus,
Encore tout remués, ne cessent de raconter.


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

dimanche 12 mars 2017

Pétale de silence

Kandinsky

Habité de souvenirs,
Notre soleil s’effrite en mots.
Le pétale offert au silence
Dormira encore entre nos lettres !
En ce point d’apparition,
L’azur épelé par les migrants
Renaît des chants fatals.
Une voie s’ouvre alors aux questions !
Les buissons de nos mots perdus
Brûlent d’ascensions nos chairs.
Nous avons toujours deviné
Ce désert qui nous enflamme
Par les lèvres de nos absences.


© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»

mardi 7 mars 2017

LES CRIS D'UNE REBELLE

Il est écrit "Droits de la femme" sur la banderole"

Bonne fête à toutes les femmes qui refusent l'esclavage!

Hé toi, infâme, qui te crois roi de la femme, ta proie !
Je te dis qu’aujourd’hui je me libère de ta terreur !
Je sors de ta geôle d’horreurs,
Pour revendiquer mes droits !
Je n’ai plus peur de tes horreurs d’empoisonneur
Ni de tes diktats d’emprisonneur !

Je sors arracher ma part légitime de bonheur !
J’ai décidé de mettre fin à tous mes malheurs !
A partir d’aujourd’hui, je ne veux plus ressentir de frayeur !
J’accoucherai, libre, de toutes mes futures heures
Tout en splendeurs, malgré toi, tyrannique protecteur,
Bien loin de la lourdeur de mes silences en pleurs,
De mes souffrances et interminables douleurs !
Aujourd’hui, c’est la grande heure !
J’ai rendez-vous avec mes ailes !
J’ai décidé de sortir du tunnel !
Je vais manifester, en tout zèle,
Pour te dire que je ne serai jamais ta petite bonniche toute belle
Ni ton caniche, ni ta potiche poubelle !
Pour mon statut de femme libre, je serai à jamais rebelle !
Aujourd’hui, je te confie, petit roi, toutes mes heures
Impayées de nettoyage, de cuisine et de vaisselle !
Tu vas le voir, toi le fort, ce n’est que du sport, rien que du pur bonheur !
Aujourd’hui, je ne veux plus être ton balai, chère idole,
Ni ta serpillière, ni ta gardienne de casseroles !
J’ai décidé d’ôter, à jamais, de ma vie, cette sinistre camisole !
Aujourd’hui, je descends dans la rue, pour casser tous ces vieux rôles,
Pour crier mon droit à l’égalité, au respect et à la parole !
Tu peux te rire de moi, me trouver bien drôle,
Me traiter de folle ou de frivole
Mais c’est décidé ! Pour mes droits, aujourd’hui,
De cette horrible cage, je m’envole !
Si jamais tu changes d’avis
Et acceptes de vivre avec moi, sans ton mépris,
Viens, alors, à mes côtés et hissons ensemble cette banderole
Sur laquelle il est écrit "Liberté, parité et dignité !"

© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»

FEU DE VIE

Paul Klee

Poème bleu fenêtre,
Poème rouge fruit
Qui s'envole du rire argenté de la lune
Vers nos lèvres assoiffées d'étoiles
Et de glissantes caresses infinies,
Comme d'un bateau d'amour
Et de rêves d'où l'on ne cesse de s'appeler.
Poème attentes de jours et de nuits
Qui ouvrent le miroir ailé d'un cri,
Qui renaît feu d'amour,
Feu de toujours,
Feu de vie !

© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs » 

mardi 28 février 2017

Le ventre de l'épave

Photo d'épave tirée du Net


Il a percé la dune pour mesurer
L’ampleur du silence
Et les possibilités de passage
Vers le ventre de l’épave.
Il a reporté toutes les questions
Sur la fossilisation
Et les méandres de la solitude.
Que peut retenir de lait le reflet
Volant d’une étoile
Recensée par un fantôme ?
La lune cracha tous ses venins
Sur le narcisse opiniâtre
Riant de sable
Qui répétait, sans cesse :
« Le feu des jours n’a plus de laisse ! »



© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

Photo d'épave tirée du Net

mardi 21 février 2017

RENCONTRE

Charles-louis La Salle



Je te rencontrerai,
A l’heure où les gosiers ailés
Boivent dans le roulis lunaire,
Quand les cils enflammés
Retournent au port,
Hissant fièrement
Le pavillon de leurs veines.
Je t’attendrai,
Dans les bras perdus de mon ivresse
Qui danse,
Le cou lourd
Des colliers de jasmin nocturne !
Je te reconnaîtrai, sans peine !
Tu auras le même grain sur le front.
J’y cueillerai des brassées de chaudes perles
Aux arômes souriants !
J’en sertirai ce tapis de corail
Mon coeur
Que ton impatience d’hirondelle,
En le volant,
A brûlé !


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

lundi 13 février 2017

MON AMOUR




La vérité, pour se dire,
Embrasse tes lèvres.
Le soleil, pour briller,
Doit, chaque jour, se lever,
Des rayons de ton ombre.
Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre,
Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière
Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres.
Quand leurs ailes se déploient,
Les oiseaux imitent ta voix,
Pour chanter mon amour pour toi,
Ses peines et ses joies.
Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens,
Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent.
Jalouses de toi, toutes les mers, en colère, divaguent
Et des fléaux de leurs vagues,
Fouettent rageusement les cieux
Qui ont caché, dans l’écrin de tes yeux,
Les diamants les plus précieux.
Et moi, mon amour,
Depuis toujours,
De tous les joyaux de la terre,
C’est ton cœur que je préfère !




© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

Le tableau est de Berit Kruger-Johsen

mardi 7 février 2017

LE LIVRE


Qu'il soit celui des morts
Ou celui des vivants,
Le livre t'ouvre ses immenses ailes au firmament!
Il t'invite au voyage,
De port en port,
De page en plage,
De plage en page,
De ville en village,
De visages en paysages
Et ne te laisse jamais livré à ton triste sort!
Il a tellement de secrets à te confier, avant ta mort,
Qu'il te rendra, pour l'accepter, bien plus fort!
C'est dans l'océan de ses mots
Qu'il te convie à renouveler ta peau,
A surmonter tes peines et tes maux,
A alléger tous tes fardeaux!
Dense, le livre te fait frémir,
Danser, pleurer et rire.
De l'Homme, il te révèle le meilleur, tout comme le pire,
Ce qui l'égaie et ce qui le fait souffrir!
Si tu veux, tout cela, découvrir,
Je te conseille, ami(e), de lire!

© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

Photos prises, le samedi 4 février 2017, à la Place des Arts de Bizerte, dans une mobilisation pour la motivation à la lecture et la réhabilitation/ revalorisation du livre.






Lecture et atelier d'écriture


Avec l'écrivain Salah Démess ( au béret), me voici tenant mon recueil " Le souffle des ressacs"